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Coronavirus : et pour les sans-abri ?

Publié le 26-03-2020

La cellule de coordination Covid-19 a pour mission de veiller au bon fonctionnement des missions primordiales des deux collectivités Ville et ECLA et du CCAS. Pour l’heure, le maximum est fait -dans le contexte actuel de confinement- pour faire face entre autres aux besoins des personnes en Ehpad, à l’accueil des enfants du personnel soignant, à la réalisation et à l’acheminement des repas à domicile, à l’hôpital, dans les Ehpad, au bon fonctionnement des réseaux d’eau et d’assainissement et à remédier à toutes les urgences techniques et sociales.
Vous êtes nombreux à nous interroger aussi sur le devenir des sans-abri dans cette crise. Voici quelques éléments de réponse concernant cette mission qui est réalisée quotidiennement mais qui se  trouve compliquée par la pandémie du cornonavirus.

L’histoire locale, depuis la création en 1984 du premier accueil de nuit du Jura, et l’expertise du CCAS, en première ligne depuis 1989 et la création du RMI, font que Lons est devenue experte en matière d’accueil d’urgence avec des compétences étendues au département.
Son dispositif n’a cessé de s’améliorer avec la mise en place du 115 (numéro gratuit 24h/24) en 2000 puis la mise en place d’une tête de pont départementale pour tous les types d’hébergement en 2010, le SIAO.

Cette compétence spécifique reconnue à travers son pôle social dirigé par Éric Mourez, le CCAS de la Ville de Lons présidé par Jacques Pélissard la met chaque jour au service des sans-abri qui vivent sur le territoire par l’intermédiaire de l’accueil de jour ou l’accueil de nuit, situés sur deux sites différents, le premier impasse des peupliers, l’autre boulevard Jules-Ferry.

La crise du coronavirus avec ses effets sur le fonctionnement de toute notre société est un défi à l’urgence sociale. Un défi relevé par l’équipe d’Éric Mourez :
 » Le challenge pour nous aujourd’hui est de maintenir un accueil de jour de qualité pour permettre aux sans-abri d’avoir un lieu tout en diminuant la promiscuité et en protégeant nos agents. »
Les locaux de l’accueil de jour ne permettant par de réunir toutes ces conditions, l’idée est venue d’installer un barnum sur le terrain attenant., une grande tente de 12m x 8m.
Cette organisation permettra de réunir le public concerné dans un espace pouvant être aéré y compris les chiens qui trouveront impasse des peupliers un espace clos pour s’ébattre.
Là, les personnes hébergées participent à la confection du repas qu’ils prennent ensemble, une vie communautaire s’organise avec des « anciens » qui sont sortis de la rue.

Parallèlement, le CCAS a conclu un partenariat avec le CARUD (centre de réductions des risques) d’Opélia-Passerelle39 pour intervenir chaque mardi en direction des grands addicts.
Les travailleurs sociaux sont présents pour délivrer des bons alimentaires pour l’épicerie sociale, les autorisations de déplacement, ouvrir les douches et la laverie.
Au centre ville des bornes ont été ouvertes pour leur permettre de recharger leurs téléphone.
Par ailleurs un médecin peut intervenir pour évaluer à tout moment la santé de personnes présentes et délivrer des conseils de préventions pour les usagers et les professionnels présents.

L’accueil de nuit est actuellement complet, il s’agit de l’endroit de confinement pour les sans-abri, mais certains d’entre eux aux prises avec des addictions fortes ne supportent pas cet enfermement et peuvent se montrer agressifs.
Deux travailleurs sociaux sortent 2 fois par jour en ville pour rencontrer également ceux qui n’auraient pas encore été repérés dans ce dispositif.


URGENCE SOCIALE 03 84 47 88 19

Pour l’hébergement d’urgence : 115 (numéro gratuit)

 

L’accueil de jour avec le barnum installé mercredi.