accueil
Retour Accueil

Musée d’Archéologie

Un musée dédié à l’archéologie, mais pas uniquement…

Les collections paléontologiques, minéralogiques et archéologiques illustrent 400 millions d’années d’histoires du Jura, de la formation du massif aux activités humaines les plus récentes.

Le musée est actuellement en refondation. Les collections d’archéologie et d’histoire naturelle sont présentées lors d’expositions temporaires et à l’occasion des manifestations nationales (Nuit des musées, Journées nationales de l’archéologie, Journées européennes du patrimoine…).

Pour en savoir plus, consultez notre programme. 

 

Les collections du musée d’archéologie

Depuis le XIXe siècle, le musée accueille les objets issus des fouilles pratiquées dans le Jura et les dons de particuliers (collections locales, étrangères : égyptienne, coquillages exotiques…).

Aujourd’hui, les expositions thématiques temporaires présentent au public la diversité du fonds du musée :

 des collections d’histoire naturelle étonnantes :
• des échantillons de roches et de minéraux,
• le plus vieux dinosaure actuellement connu en France, daté de – 210 millions d’années : Plateosaurus,
• des fossiles témoins de la présence des mers passées…

Azurite.
© Musée de Lons-le-Saunier/D. Vuillermoz

 


Histoire(s) des découvertes des Plateosaurus

Les premiers restes de Plateosaurus furent découverts près de Nuremberg (Allemagne). H. von Meyer créa le nom Plateosaurus en 1837, quatre ans avant que le mot dinosaure ne soit prononcé pour la première fois. En Allemagne, les carrières d’Halberstatd près de Berlin et de Trössingen ont fourni de nombreux fossiles de ces animaux.

En Suisse, les fouilles entreprises par Frick dès 1962 continuent encore et ont livré plusieurs squelettes incomplets.

En France, des restes ont été trouvés en 1862 près de Poligny (Jura), lors du creusement de la voie de chemin de fer Bourg-Besançon. D’autres furent trouvés à Villette, Domblans et Feschaux (Jura), à Beure (Doubs) et en Haute-Marne. La découverte de Lons-le-Saunier est la dernière en date.

Au XIXe siècle, on imaginait cet animal comme un carnivore complètement bipède. En 1890, le reptile de Poligny est décrit comme un « gigantesque reptile marin de 30 mètres de long » ! Puis Plateosaurus s’est progressivement rapproché de l’aspect qu’on lui donne aujourd’hui.

Les fouilles de Lons-le-Saunier

Découverts en 1982 par des adolescents lédoniens, les ossements de ce qui se révèlera être le plus vieux dinosaure de France ont été fouillés en 1990, 1991 et 1992 par une équipe de paléontologues du CNRS sous la direction de Jean-Michel Mazin.

Qui était Plateosaurus ?

Reconstitution de Plateosaurus grandeur nature.
© Musée d’Archéologie du Jura/Cl. Jean-Loup Mathieu

Nom de genre : Plateosaurus, alias le « lézard plat »
Famille : Platéosauridés
Super-famille : Prosauropodes
Sous-ordre : Sauropodomorphes
Ordre : Saurischiens
Super-ordre : Dinosaures
Classe : Reptiles
Epoque : début de l’ère Secondaire, 210 à 220 millions d’années
Longueur : 7 à 9 mètres
Masse : 1 à 2 tonnes
Régime alimentaire : herbivore
Signes particuliers : le plus ancien des « gros dinosaures » ; long cou, petite tête ; petites dents en forme de feuille crénelée ; quadrupède, parfois bipède ; longue queue terminée en fouet ; grosse griffe au pouce.

Plateosaurus est à la fois le plus vieux dinosaure trouvé en France, l’un des premiers « géants » de l’histoire des dinosaures et une sorte de prototype de ce que seront quelques millions d’années plus tard les gigantesques dinosaures à long cou, tels Diplodocus et Brontosaurus.

La vie de Plateosaurus

Plateosaurus vécut voici 220 à 210 millions d’années, à une époque appelée « Trias supérieur ». Dinosaure européen, il était répandu sur un territoire ressemblant à un grand bassin parcouru de grandes rivières, avec un peu de reliefs, comme pourrait l’être le Bassin de Paris de nos jours.

Les climats étaient alors plutôt chauds. Ses restes sont retrouvés dans une bonne partie de l’Allemagne, dans le Nord de la Suisse et dans l’Est de la France.

Herbivores, les Platéosaures vivaient dans un environnement de prêles, de ginkgos, de conifères et de fougères souvent arborescentes. Assez communs, ils se groupaient en troupeaux, s’assurant une meilleure protection contre les prédateurs. Ils côtoyaient de nombreux autres animaux.


les collections d’archéologie qui retracent près de 145 000 ans d’histoire jurassienne, du Paléolithique inférieur à aujourd’hui. De nombreux sites archéologiques nous révèlent la vie de nos ancêtres :
• au Néolithique (Chalain, Clairvaux-les-Lacs, Soyria…),
• à l’âge du Bronze (Evans, la Grotte des Planches-près-Arbois, Chilly-sur-Salins…),
• à l’époque gallo-romaine (Villards-d’Héria, Lons-le-Saunier, Loisia…),
• au Moyen Âge (palais abbatial de Saint-Claude, châteaux de Pymont, de l’Aigle, de Présilly…),
• à l’époque contemporaine (Lons-le-Saunier, Nermier…).

Peigne en buis.
Chalain, 30e siècle av. J.-C.
© Musée d’Archéologie du Jura, Lons-le-Saunier/Cl. Pierre Guenat

La plaque de Tutillus

Découverte fortuitement, la plaque de Tutillus a été retrouvée aux abords d’une voie antique sur la commune de Mutigney.
Etudiée par Gérald Barbet (archéologue, attaché au SRA de Franche-Comté) et Robert Billerey (professeur de lettres classiques à Belfort), elle nous livre ses secrets.

Datée de la fin du IIe siècle après J.-C., cette plaque en bronze était recouverte à l’origine d’une fine feuille d’argent.

L’inscription sur 4 lignes nous apprend que Tutillus, grand prêtre du culte impérial a offert cette plaque. Située à l’intérieur d’un temple, elle était probablement installée en dessous d’une imposante statue représentant le dieu gaulois Mars Cicolluis.

La plaque de Tutillus après sa restauration par le Laboratoire d’Archéologie des Métaux (Nancy).
© Musée d’Archéologie du Jura, Lons-le-Saunier/Cl. Laboratoire d’Archéologie des Métaux

Aperçu de la collection du Néolithique et objets en 3D


Notices accessibles sur Joconde

Haut