accueil
Retour Accueil
Aujourd'hui 17/11
Non classé

25 août 1944: Lons s’est souvenue

Publié le 27-08-2018

Le 25 août 1944, la ville de Lons-le-Saunier était libérée de l’Occupation. Pour ce 74e anniversaire une délégation s’est rendue comme tous les ans sur chacun des sites qui rappellent les événements tragiques mais glorieux qui ont marqué cette journée. Lons-le-Saunier n’a pas oublié et n’oubliera pas le sacrifice des 6 résistants qui ont perdu la vie pour libérer la ville et ses habitants ce jour là : Gabriel Damidaux, Roger Sarrand, Marcel Tisserand, Georges Lamy, Albert Steiner et Charles Petiot. Trente autres ont été blessés dont Jean Ricart, l’adjoint de Paul Villard, le commandant du district FFI de Lons.

 
Jacques Pélissard, accompagné par les jeunes élus du conseil municipal des enfants dont la Maire, Stella Cius, a exprimé la gratitude et l’admiration de la Ville à l’égard des combattants de la Résistance devant le monument qui leur est dédié:
« Commémorer est un verbe qui porte en lui deux notions, a-t-il souligné, celle de la mémoire et celle de la dimension collective. Car si commémorer c’est faire mémoire, c’est faire mémoire ensemble ! » Pour les Lédoniens c’est se rassembler à l’heure du souvenir des événements du 25 août, en particulier lorsque les Occupants, battant en retraite, ont mis à feu et à sang la rue des écoles et l’avenue de Montciel faisant 22 victimes dont 2 enfants de 11 et 13 ans.
Lons-le-Saunier a été libérée le même jour que Paris. La ville qui était un centre de la résistance jurassienne a été décorée de la croix de guerre avec étoile d’argent. Elle fut libérée par les seules forces de la Résistance.

Le Maire de Lons a terminé son discours en rappelant aussi que dans quelques jours nous allons fêter le 60e anniversaire du jumelage avec la ville d’Offenbourg :

« C’est parce qu’à Lons à l’époque, des élus de la ville, des résistants, tel Aimé Welter eurent le courage et la lucidité d’engager cette démarche 5 ans avant le Traité de l’Élysée entre de Gaulle et Adenauer.

Aujourd’hui, donnons un nouveau souffle à une Europe qui ne soit pas une mosaïque de nations disparates et égoïstes mais qui converge vers une harmonisation fiscale, sociale, une défense commune et une formation d’excellence de ses jeunes pour assurer sa compétitivité mondiale.

Notre passé doit nous permettre de bâtir ensemble une France dans l’Europe qui puise dans les épisodes glorieux de sa mémoire collective, les ferments exigeants de son avenir ».

 

Haut